
La flambée du baril dissuadera de nombreux pays de se détourner de l’atome. 200 nouveaux réacteurs sont attendus d’ici 2035. Mais, suite à Fukushima, la sécurité va être renforcée et les coûts de construction vont grimper. Le prix de notre kWh aussi.
La catastrophe de Fukushima n’a pas refroidi les ardeurs nucléaires chinoises. Certes, le président Hu Jintao a demandé à son autorité de sûreté d’examiner les 13 réacteurs en activité dans le pays. Mais, en attendant le rapport des experts, il n’a pas suspendu la construction en cours de 30 autres appareils similaires, dont deux EPR français. Ni ajourné son programme de 35 exemplaires supplémentaires, dont les chantiers s’étaleront d’ici à 2018.
Et l’empire du Milieu ne va pas s’arrêter en si bon chemin, comme en témoignent les confidences recueillies à Pékin par des responsables du nucléaire français : «Combien de réacteurs aurez-vous construit en 2050 ?», questionnait récemment un dirigeant du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). «Plusieurs centaines», s’est-il entendu répondre. Son interlocuteur a eu beau jeu de lui rappeler que la France dispose d’un réacteur pour un peu plus de 10 million d’habitants. Appliquée à la Chine, dont la population atteindra le milliard et demi dans quarante ans, cette proportion donnerait un parc de 1 500 réacteurs…
Même si le géant d’Asie ne va pas jusque-là, on n’est pas près d’en finir avec l’atome. Car, contrairement à l’accident de Tchernobyl en 1986, qui a pétrifié le développement de cette industrie pendant vingt ans, Fu-kushima ne devrait pas con-duire à de réelles remises en cause. «On ne connaîtra pas un nouveau coup d’arrêt brutal», estime ainsi Christophe Béhar, le directeur de l’énergie nucléaire au CEA
La catastrophe de Fukushima n’a pas refroidi les ardeurs nucléaires chinoises. Certes, le président Hu Jintao a demandé à son autorité de sûreté d’examiner les 13 réacteurs en activité dans le pays. Mais, en attendant le rapport des experts, il n’a pas suspendu la construction en cours de 30 autres appareils similaires, dont deux EPR français. Ni ajourné son programme de 35 exemplaires supplémentaires, dont les chantiers s’étaleront d’ici à 2018.
Et l’empire du Milieu ne va pas s’arrêter en si bon chemin, comme en témoignent les confidences recueillies à Pékin par des responsables du nucléaire français : «Combien de réacteurs aurez-vous construit en 2050 ?», questionnait récemment un dirigeant du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). «Plusieurs centaines», s’est-il entendu répondre. Son interlocuteur a eu beau jeu de lui rappeler que la France dispose d’un réacteur pour un peu plus de 10 million d’habitants. Appliquée à la Chine, dont la population atteindra le milliard et demi dans quarante ans, cette proportion donnerait un parc de 1 500 réacteurs…
Même si le géant d’Asie ne va pas jusque-là, on n’est pas près d’en finir avec l’atome. Car, contrairement à l’accident de Tchernobyl en 1986, qui a pétrifié le développement de cette industrie pendant vingt ans, Fu-kushima ne devrait pas con-duire à de réelles remises en cause. «On ne connaîtra pas un nouveau coup d’arrêt brutal», estime ainsi Christophe Béhar, le directeur de l’énergie nucléaire au CEA
** j'ai des "tonnes" d'actions de Cameco corp dans mon porte-feuille et je vais bientôt faire un average down massif sur le stock. Je vise le long terme sur cette cie.
















